Il est vrai que la mécanique ne concerne pas que les voitures. Mais pour aujourd’hui, nous allons nous attarder sur le secteur de l’automobile pour vous faire découvrir le métier d’Ingénieur Etudes. Cette fois, c’est le Tohtémien Vincent, en mission chez un gros client automobile, qui vous fait découvrir son univers de travail.

Bonjour Vincent.

Pourrais-tu te présenter et nous parler de ton parcours jusqu’à ton arrivée chez Tohtem ?

J’ai commencé par faire un Bac Technologique en option génie énergétique. Ensuite j’ai fait un DUT en génie énergétique, génie thermique et énergique à Rouen. À la fin du DUT je ne voulais pas spécialement continuer et j’étais parti sur des études assez courtes. J’ai été poussé par mon Chef de formation car j’avais de bons résultats. Du coup, il m’a orienté sur une formation en Licence 3 plus le Master en GSI (génie des systèmes industriels) à Rouen. C’est un Master généraliste puisqu’on touche à tout ce qui concerne l’industrie et l’énergie en générale.

En parallèle j’ai toujours eu une passion pour l’automobile du coup je me suis orienté dans ce secteur pour mon futur job.

Puis j’ai cherché en tant qu’Ingénieur Motoriste comme premier boulot et il y a eu l’opportunité avec Tohtem.

Concrètement, en quoi consiste ton métier au quotidien ?

Je fais l’interface entre les fournisseurs et Renault sur tous les aspects techniques et les validations des composants, que ce soit en durabilité, en thermique ou toutes validations possibles pour l’environnement du composant sur le moteur.

Ce sont des discussions avec le fournisseur pour savoir quelle validation on va mettre en place, puis une analyse des résultats pour savoir s’il y a validation ou s’il y a des remarques à faire et des améliorations à apporter au concept initial du composant.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans le métier d’Ingénieur Etudes dans le secteur de l’automobile ?

Ce qui me plait le plus sont les divers échanges que l’on peut avoir et surtout la diversité des activités. On ne reste pas cantonné à un seul projet. J’en ai quatre ou cinq au moins en parallèle. C’est quatre ou cinq fois des définitions techniques de composants différents. Et comme j’ai deux périmètres, celui de l’allumage et de l’injection je ne fais jamais les mêmes choses dans ma journée.

Il y a une diversité d’activités assez importantes qui permet de ne pas être dans une routine.

C’est ça qui est positif ! 

Penses-tu qu’il y a une grande différence avec d’autres secteurs ?  

Honnêtement je ne sais pas trop, je dirais avec l’automobile et les changements que l’on met en place pour les nouvelles normes. On a des exigences qui sont de plus en plus importantes et du coup on sévérise énormément nos composants. Sur l’injection, avant on avait des tolérances beaucoup plus importantes. Un exemple avec les fuites des injecteurs ce qui veut dire travailler plus avec les fournisseurs. Je pense que c’est cette sévérité qui implique beaucoup de changements dans l’automobile. Après dans les autres secteurs je n’ai pas assez de recul pour voir ce qui peut être différent.

Peux-tu me parler d’un projet qui t’a le plus marqué en tant qu’ingénieur d’études chez Tohtem ?

Le projet qui m’a le plus marqué c’est la première mission que j’ai faite. Je travaillais sur le NR18 qui est le moteur haute performance chez Renault, celui qui est mis dans la Mégane RS et dans l’Alpine. Parce que c’est un fonctionnement complètement différent des autres projets. Ils sont accès performances et le coût n’est pas la priorité alors que sur les autres projets on va plutôt fonctionner en coût. L’objectif était vraiment d’avoir quelque chose de performant tant au niveau composant global moteur. C’est se dire on veut tant que kilowatt moteur et voir comment on peut y arriver. 

Qu’est-ce qui te plait chez Tohtem ? 

Ce qui me plait chez Tohtem c’est une proximité humaine des équipes même si étant un peu loin je l’ai moins à Cergy mais ça reste une petite entreprise à taille humaine et du coup c’est plus facile de gérer et d’intégrer de nouveaux embauchés. C’est aussi beaucoup plus convivial qu’une grosse boîte. Clairement, il y a plus d’interaction entre les personnes et on est un peu moins cantonné à un seul périmètre. Il y a des passerelles entre les métiers et c’est quand même ce qui est intéressant à mon sens car cela permet d’avoir plus interaction et de discuter avec tout le monde.

As-tu des conseils pour quelqu’un qui voudrait avoir le même type de parcours que toi ? 

Contenu de mes études je pense qu’il faut surtout être passionné parce que moi j’avais des compétences dans les moteurs que j’ai acquis tout seul, avant et en parallèle de mes études.

Ça m’a permis de comprendre la mécanique moteur globale et surtout je me suis toujours intéressé à ça en regardant des articles sur internet, ce genre de choses. Et en faisant ce type de parcours on n’est pas du tout spécialisé automobile, moteur, combustion interne. Il y a des écoles spécialisées là-dedans et après avec de la motivation et de l’intéressement sur le sujet, on peut largement s’en sortir et avoir les compétences pour y arriver. L’automobile ce n’est pas réservé aux gens qui ont fait l’ESTACA.

Trois mots pour décrire ton expérience d’Ingénieur Etudes chez Tohtem ?

Je dirais polyvalence, performance et.. la qualité du travail qui est nécessaire parce qu’on a des objectifs assez importants et il faut arriver à les tenir.  

Merci de nous avoir plongé dans ton univers, à bientôt !